COVID-19, ou l’occasion d’entrer en relation avec soi-même

J’ai l’honneur depuis maintenant près de trente ans d’accompagner des personnes sur le véritable chemin de notre bonheur… Combien de fois ai-je dû répéter que notre bonheur ne saurait venir de l’extérieur?

Nous sommes des êtres extraordinaires. Parmi les grandes capacités que nous avons, nous sommes capables d’éprouver du plaisir : plaisir de manger, de boire, de s’amuser, d’exercer un métier que nous aimons, d’avoir de beaux enfants en santé, d’avoir des amis qui nous aiment, etc. Grâce à nos sens, nous pouvons jouir des plaisirs de la vie…

Cependant, il faut comprendre que le plaisir est éphémère et ne saurait remplacer ce besoin fondamental, celui du bonheur, qui est inscrit au cœur de tous les êtres humains que la terre a portés, porte et portera…

Sans le bonheur, l’être humain ne peut plus se passer du plaisir des sens qui lui donne l’impression de se sentir bien. Ce qui installe en nous des troubles obsessionnels nous rendant si malheureux. Pensons à l’alcoolisme ou à la boulimie, mais il y a plus sournois encore : comme par exemple, le skieur devenu bourru parce qu’il ne pourra profiter su ski de printemps à cause du COVID 19.

La pandémie que nous traversons tous, vient nous prouver une fois de plus dans l’histoire de l’humanité, que nous n’aurons jamais de contrôle sur la réalité extérieure.

Les aléas de la vie nous forcent à apprendre que nous ne contrôlerons jamais la réalité objective… Elle nous échappe bel et bien depuis le début des temps et nous démontre que notre pouvoir d’action est limité, étant régi par les lois de la vie. Ces dernières ne changeront pas leurs plans même si nous piquons des crises de colère ou si nous tombons dans des comportements destructeurs pour nous-mêmes et les autres.

La bonne nouvelle dans tout cela, c’est que le bonheur n’habite pas à l’extérieur de nous. Il réside dans un lieu constamment accessible à tous : entre nos deux oreilles. Nous avons la possibilité de nourrir des pensées créatrices qui vont bâtir notre amour de soi et de l’autre, soit notre dimension affective. Malheureusement, cette dernière demeure pour la plupart d’entre nous une dimension inconnue et inexplorée.

Nous devons enfin nous pencher sur notre réalité affective puisque notre bonheur en dépend. Notre réalité affective, mieux connue sous l’appellation « sentiment » est le résultat du discours mental que nous nourrissons, le plus clair du temps, inconsciemment. Pourquoi inconsciemment? Parce que nous sommes des êtres bien conçus : tout ce que nous apprenons et pratiquons suffisamment devient une habitude inconsciente qui se loge dans le subconscient. De manière à laisser plus de place à notre mental pour gérer d’autres activités. Imaginez un peu si nous devions rester conscients de tous nos acquis : « Je suis en train de parler, maintenant je vais bouger ma main pour écrire le mot tout en contractant mes abdominaux pour rester en position assise… » Ouf! Ce serait épuisant !!

Mais le drame, c’est que les habitudes négatives aussi deviennent inconscientes. Notre subconscient n’a pas le pouvoir de nous avertir que les pensées que nous apprenons à nourrir très jeunes vont devenir habitudes cognitives qui se retourneront contre nous avec le poids de ravages affectifs souvent irrémédiables.

À l’heure actuel je dénote environ 39 habitudes cognitives négatives créant la détresse affective de l’humanité. Conduisant l’être humain à la dépression, au suicide, au meurtre pour ne mentionner que ces terribles conséquences de la carence affective.

Nous sommes, à plusieurs degrés, porteurs de ces habitudes négatives. Nous n’avons qu’à regarder autour de nous pour constater que nous ne sommes pas toujours heureux et épanouis dans toutes les sphères de notre vie. Ou si nous pensions l’être, voyons comment nous restons épanouis maintenant confinés à cause du COVID19.

Puisque nous sommes des êtres d’apprentissage et d’habitudes, nous avons le pouvoir de changer notre réalité affective… Nous pouvons dès maintenant décider de prendre notre vie en main et d’aller à l’école du bonheur.

Premièrement, nous devons arrêter de croire à ce qui est anti-bonheur. Le « je suis fait ainsi » est d’une violence inouïe. « Heureusement, comme je le répète souvent, que tu ne te résumes pas à tes habitudes négative de penser (ex : chialeur, impulsif, aigri, haineux, violent, gêne d’exister de prendre ta place, etc.) »

L’expérience du COVID 19 nous montre le niveau de maturité personnel à chacun de nous… Posons-nous les questions suivantes : Est-ce que je vis bien la preuve que la vie ne s’adapte pas à mes besoins ? Ai-je perdu ma joie de vivre? Est-ce que le contexte de ma vie avec le COVID 19 me rend anxieux ? Suis-je débiné face à la situation et ai-je de la difficulté à ne pas faire porter mon agressivité à ceux qui m’entourent? Est-ce que les rencontres avec le garde-manger se sont rapprochées depuis le confinement ? Est-ce que l’idée que la SAQ ferme me trouble ou m’amène à faire des provisions? Est-ce que le monde autour de moi me tape sur les nerfs ? Est-ce que je trouve que mes enfants sont épuisants, hyperactifs, irrespectueux ? Ai-je de la difficulté à dormir ? Ai-je perdu le goût à la sexualité? Est-ce que je m’ennuie? Est-ce que je me sens triste sans savoir pourquoi? Est-ce que j’ai juste envie de dormir ?

Si vous avez répondu « oui » à une ou plusieurs de ces questions, vous avez besoin d’apprendre la théorie de l’autonomie affective. Vous avez besoin de connaître le rôle de vos émotions et de laisser votre logique prendre la place qu’il faut dans votre vie.

Si chacun écoutait ses propres réactions en prenant la décision d’apprendre à changer… nous traverserions cette crise main dans la main (à 2 mètres de distance)!

Je vous souhaite de tout cœur que cette « épreuve » qui est en vérité un cadeau pour l’éveil, pour notre remise en question, vous guide sur le chemin du véritable bonheur qui dépend des habitudes de penser que nous décidons de nourrir !

Avec tellement d’amour!

Ginette Carrier

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