Qu’est-ce que l’autonomie affective ?

Nous retrouvons probablement autant de définitions de ce terme qu’il y a de thérapeutes qui accompagnent l’être humain sur le chemin de leur bonheur ! Puisque ces définitions ne sont pas toutes en mesure de nous guider vers le bonheur, je trouve important de clarifier l’autonomie affective à la lumière de ce que j’ai personnellement découvert, expérimenté et développé. C’est d’ailleurs pour propager cette connaissance que j’ai écrit mon livre et fondé l’École d’autonomie affective.

D’emblée, l’autonomie affective n’est pas une approche ni une démarche, mais la nécessité de prendre du temps pour connaître comment nous fonctionnons dans nos réalités cognitive, émotive et affective.

Autrement, par ignorance, nous continuons d’enseigner à nos enfants la dépendance affective, qui est encore aujourd’hui très répandue. Qui dit « dépendance affective » dit « souffrance affective », et nous en mesurons malheureusement les conséquences plus ou moins horribles chez nos jeunes et dans le reste de la société.

D’ailleurs, je me fais souvent demander : « Quand pouvons-nous commencer à enseigner à nos enfants l’autonomie affective ? » Tous les coups, avec un sourire en coin, je réponds : « Quand commençons-nous à leur enseigner la dépendance affective ? »

Qu’est-ce que la dépendance affective?

En effet, tant que nous continuerons de mal définir la dépendance affective, nous ne chercherons pas, tous autant que nous sommes, à nous en libérer pour enfin cesser de l’enseigner à nos enfants dès leur plus jeune âge.

La dépendance affective est fort probablement le mode de vie le plus transmis dans l’histoire de l’humanité, puisque la plupart des gens ne se remettent jamais en question. Toute leur vie, ils se contentent d’accuser les autres et les évènements de leur impatience et de leur chialage (ou de toute autre habitude nuisible).

Donc, pour bien comprendre l’autonomie affective, commençons par définir ce qu’est la dépendance affective : c’est d’avoir appris à croire, dès notre enfance, que nos émotions et nos sentiments sont le résultat de la réalité extérieure, soit du «paraître», du «faire» et de «l’avoir».

Citons quelques exemples afin de bien nous reconnaître dans notre dépendance affective.

« Paraître » « Qu’est-ce que les autres pensent de moi ? J’ai peur qu’ils me jugent à partir de ce que j’ai fait, de ce que j’ai dit, de ce que je n’ai pas fait ou pas dit, etc. »

Mise ne garde : à l’heure actuelle, la réaction bien à la mode est de camoufler le pouvoir que l’on donne aux autres par le fameux je-m’en-foutisme : « Je m’en fous de ce qu’ils vont penser ! »

« Avoir » Par exemple, nous croyons que notre frustration (émotion) est là parce que nous ne pouvons pas avoir la maison de nos rêves, avoir l’emploi tant espéré ou encore la reconnaissance de notre patron ou de nos enfants, même après tout ce que nous avons fait pour eux.

Prenez le temps de noter les avoirs dont vous dépendez et qui vous donnent l’illusion du bonheur (lorsque vous les avez) ou du malheur (lorsque vous les perdez).

« Faire » Ouf ! Dans notre grande dépendance affective, nous croyons vraiment que le « faire » est déterminant pour notre bonheur.

« Je suis en colère, frustré, triste parce que je ne peux plus faire de social à cause de la maudite COVID-19 ! … Je ne peux plus faire de ski depuis que je me suis cassé la cheville… Je ne peux plus aller au gym, faire ce qui me permettait de m’évader… Je ne peux plus évacuer mon stress avec mon jogging à cause du couvre-feu… Je vais virer folle à cause de la COVID-19 ! »

Bref, tant que nous croirons que notre bonheur dépend de la réalité extérieure, notre monde souffrira.

Pourtant, à la naissance, nous venons au monde avec un extraordinaire potentiel d’apprentissage. En effet, l’enfant apprend tout ce que nous lui répétons : tant sa langue maternelle que les aptitudes comme marcher, lire ou écrire. Or, puisqu’il n’a malheureusement pas la capacité de discerner le bon du mauvais, l’enfant apprendra aussi la dépendance affective.

Inconsciemment, nous excellons dans la diversité des manières de transmettre la dépendance affective aux enfants. En voici un exemple : nous leur répétons que « c’est de leur faute » si nous ressentons de la peine ou de la colère, que c’est bien eux, par leur désobéissance, par leurs comportements, par leurs inaptitudes, par leur incapacité de comprendre vite et bien, qui créent notre impatience ou nos sautes d’humeur plus ou moins violentes.

Un exemple d’autonomie affective

Voici maintenant la définition de l’autonomie affective, que nous avons tous intérêt à comprendre le plus vite possible par amour pour nous-mêmes, pour l’avenir de nos enfants et pour celle de notre humanité : nos émotions et nos sentiments ont pour rôle de nous permettre de prendre conscience de notre façon de penser.

Par exemple, si je me mets en colère parce que mon enfant est désobéissant, ma réaction émotive ne me parle pas de la désobéissance de celui-ci, mais plutôt du discours que je me fais face à cette désobéissance. C’est la nature des pensées que je nourris à ce moment-là qui détermine la nature de l’émotion que je vis.

En fait, lorsque nous vivons de la colère face à la désobéissance de nos enfants, cela vient de notre ignorance des réalités psychologique et physiologique de l’enfance ; réalités qui nous informent qu’ils sont encore trop jeunes pour avoir appris à obéir. Le jour où nous comprendrons cet enseignement, nous arrêterons de nourrir des attentes irréalistes, et notre colère ne sera plus déclenchée lorsque l’enfant désobéira.

Autrement dit, l’autonomie affective nous permet de récupérer nos réalités émotive et affective. En retour, cela nous permet de guérir de notre dépendance affective, qui, elle, s’oppose au but de notre vie : le bonheur. Parce que oui, le bonheur est, et sera toujours, le résultat d’une nourriture mentale aimante et constructive.

L’autonomie affective nous permet de comprendre que nos pensées ont un réel pouvoir ; le pouvoir de nous aider (si nous nous responsabilisons de mettre en pratique la théorie de l’amour) ou de nous nuire (dépendance affective).

Le drame, c’est qu’encore trop de gens croient qu’ils n’ont pas besoin de travailler sur eux, se percevant, à tort, comme des personnes positives !

Que 2021 vous donne le goût de suivre le chemin du bonheur véritable, celui qui vous mènera à la récupération du pouvoir positif de vos pensées !

Affectueusement,

 

Ginette Carrier

3 réflexions sur “Qu’est-ce que l’autonomie affective ?”

  1. Francine Prévost

    Wow! J’aime cet article qui décrit bien notre manque d’autonomie affective mais il n’est jamais trop tard pour s’occuper de nous même à un âge avancé.
    Merci Ginette.

    Francine xx

    1. Ma mère a commencé l’autonomie à 81 ans… et je la vois retrouver une joie d’exister que je ne lui avait pas vue depuis longtemps! Tant qu’il y a de la vie, il a de l’amour qui veut vivre en nous!

  2. Nicole Montgrain

    Merci d’avoir passé sur mon chemin ….je peux dire que le bonheur fait parti de m’a vie. Le confinement pour moi, m’a permis de peaufiner encore plus mon autonomie affective.

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